Un arrêt de travail peut bouleverser un parcours pro, surtout quand un contrat s’arrête en même temps. Que se passe-t-il pour vos allocations si vous êtes en arrêt maladie, puis au chômage ? Ce guide clarifie vos droits, les règles d’indemnisation et les démarches, avec des exemples concrets. Vous saurez quand basculer vers l’ARE, comment éviter les pièges et réussir votre demande de chômage après arrêt maladie.
💡 À retenir
- En France, près de 30% des arrêts de travail sont dus à des maladies.
- Les délais de carence pour les indemnités chômage peuvent varier selon les situations.
- Les erreurs courantes lors de la déclaration d’arrêt maladie à Pôle emploi.
Comprendre le chômage après un arrêt maladie
Le chômage et l’arrêt maladie ne se cumulent pas au même moment. Tant que votre arrêt est en cours, vous n’êtes pas disponible pour travailler, donc vous ne percevez pas l’allocation chômage. Vous restez indemnisé par la Sécurité sociale via les IJSS, éventuellement complétées par la prévoyance de votre entreprise.
Le basculement vers l’indemnisation chômage intervient quand votre arrêt prend fin et que vous redevenez apte à la recherche d’emploi. Si votre contrat s’est terminé pendant l’arrêt, vous pouvez vous inscrire à Pôle emploi dès que vous êtes disponible. Vous recevrez alors l’ARE après application des délais de carence et des éventuels différés.
Qu’est-ce qu’un arrêt maladie ?
Un arrêt maladie est une prescription médicale qui suspend le contrat de travail et atteste de votre incapacité temporaire. Vous devez transmettre l’avis d’arrêt à la CPAM sous 48 heures et prévenir votre employeur. Si le contrat se termine pendant l’arrêt, l’arrêt continue de produire ses effets : vous restez couvert par la CPAM, puis vous pourrez engager vos démarches de chômage après arrêt maladie à la fin de l’arrêt.
Impact sur les droits au chômage
En cas de rupture du contrat pendant l’arrêt (fin de CDD, licenciement, rupture conventionnelle), vos droits potentiels à l’ARE sont conservés si vous remplissez les conditions d’affiliation et de perte involontaire d’emploi. Vous pouvez vous inscrire à Pôle emploi pendant l’arrêt, mais le paiement sera suspendu jusqu’à votre reprise d’aptitude. Cette inscription anticipée facilite ensuite le déclenchement rapide de vos droits au chômage après arrêt maladie.
Droits et démarches à suivre

Pour ouvrir des droits à l’ARE, il faut une perte d’emploi involontaire (hors démission, sauf cas légitimes), et avoir travaillé suffisamment sur la période de référence. La règle usuelle est d’avoir cumulé au moins 6 mois de travail récents, avec des ajustements possibles selon l’âge et la période considérée. Votre attestation employeur et vos bulletins serviront à établir ces droits.
Si l’arrêt se poursuit après la fin du contrat, priorisez le suivi médical et la transmission des justificatifs à la CPAM. Dès que le médecin met fin à l’arrêt, inscrivez-vous ou mettez à jour votre situation auprès de Pôle emploi pour activer l’ARE. Cette chronologie est clé pour un passage fluide vers le chômage après arrêt maladie.
Comment faire une demande d’indemnités ?
Voici le parcours type pour sécuriser vos droits :
- Inscription en ligne à Pôle emploi dès que vous êtes apte, ou pendant l’arrêt si vous anticipez la fin du contrat (le versement démarrera à la fin de l’arrêt).
- Préparez les pièces : attestation employeur, pièce d’identité, RIB, justificatifs de salaires, certificats d’arrêt et de reprise si nécessaire.
- Réalisez l’actualisation mensuelle en déclarant précisément les périodes d’arrêt, d’activité et de disponibilité.
Beaucoup d’échecs de versement viennent d’erreurs de déclaration. Évitez ces pièges :
- Oublier de signaler une journée d’arrêt dans l’actualisation, ce qui fausse la disponibilité.
- Confondre fin d’arrêt et date de reprise effective indiquée par le médecin.
- Ne pas transmettre l’attestation employeur ou l’envoyer illisible.
- Déclarer des indemnités de prévoyance comme salaire, provoquant un calcul erroné.
Vous hésitez entre rester en arrêt jusqu’au rétablissement complet ou vous inscrire au plus tôt à Pôle emploi ? Cette vidéo claire explique les enjeux et le bon timing pour sécuriser vos droits, notamment quand le contrat se termine pendant la maladie.
En pratique, inscrivez-vous dès que possible pour poser vos jalons, puis signalez vos arrêts tant qu’ils durent. Le paiement de l’ARE démarrera à votre reprise d’aptitude, après application des délais de carence. Cette méthode limite les retards et sécurise le versement de l’allocation chômage après arrêt maladie.
Calcul des indemnités chômage
Le montant de l’ARE dépend de vos salaires de référence et du SJR (salaire journalier de référence). Le calcul combine un pourcentage du SJR et une part fixe, avec un plancher et un plafond. Les indemnités perçues pendant l’arrêt (IJSS, prévoyance) n’entrent pas dans ce calcul, mais vos salaires antérieurs oui.
Avant le premier versement, Pôle emploi applique un délai d’attente de 7 jours au minimum. S’y ajoutent, selon les cas, un différé d’indemnisation lié aux congés payés non pris et un autre lié aux indemnités de rupture au-delà du légal. Les délais de carence pour les indemnités chômage peuvent varier selon les situations ; ils dépendent du solde de congés, des sommes perçues à la rupture et de la date de fin d’arrêt.
La durée d’indemnisation est corrélée à la période travaillée sur les derniers mois et peut être modulée selon l’âge et la conjoncture. Si vous aviez déjà des droits ouverts avant l’arrêt, ils peuvent être “gelés” pendant la maladie puis repris ensuite. Dans tous les cas, le chômage après arrêt maladie suit l’ordre : fin d’arrêt, application des différés, puis versement de l’ARE.
- Astuce pratique : conservez une chronologie précise salaires/arrêts/fin de contrat. Cela facilite le recalcul si une erreur survient.
- Bon réflexe : comparez le premier paiement reçu avec la notification de Pôle emploi pour repérer un différé mal appliqué.
- En cas d’oubli de jours d’arrêt dans l’actualisation, demandez une régularisation rapide pour éviter un trop-perçu.
Pour optimiser le calcul de vos droits au chômage après arrêt maladie, vérifiez que votre employeur a bien transmis l’attestation complète : salaires exacts, primes, dates d’entrée et de sortie. La moindre omission peut réduire votre SJR et donc votre ARE.
Cas pratiques
Le chômage après arrêt maladie pose surtout des questions de timing et de justificatifs. Ces scénarios concrets vous aident à vous situer et à choisir la bonne démarche, sans perdre de droits.
Concrètement, la question centrale reste la disponibilité. Tant que vous êtes en incapacité médicale, votre indemnisation relève des IJSS. Dès que l’aptitude est confirmée, l’ARE prend le relais, sous réserve des conditions d’éligibilité et des différés.