Après un arrêt maladie, la question qui revient souvent est simple : comment sera calculée votre indemnité chômage, et à quel moment démarre-t-elle. Bonne nouvelle, un arrêt ne doit pas faire chuter artificiellement vos droits. Le calcul repose surtout sur vos salaires passés et intègre des règles de neutralisation pour éviter toute pénalisation. Voici une explication claire, avec des exemples concrets et des conseils pratiques pour sécuriser votre dossier.
💡 À retenir
- L’ARE est calculée sur votre salaire journalier de référence, établi à partir de vos salaires. Les jours d’arrêt non rémunérés sont neutralisés pour éviter de pénaliser le montant.
- En 2022, environ 30% des arrêts de travail sont dus à des maladies
- Les règles de calcul des indemnités chômage peuvent varier selon les situations
- Important de connaître ses droits pour éviter une perte d’indemnisation
Comprendre le calcul du chômage après un arrêt maladie
Le chômage après un arrêt maladie dépend d’abord de votre situation contractuelle à la fin de l’arrêt. Si votre contrat a pris fin, vous pouvez vous inscrire à Pôle emploi dès que vous êtes apte à travailler. L’indemnité versée, l’Allocation d’aide au retour à l’emploi, repose sur un élément clé : le salaire journalier de référence, aussi appelé SJR.
Concrètement, le SJR se base sur les salaires bruts perçus sur une période de référence. Les périodes non travaillées pour cause d’arrêt maladie non rémunérées par l’employeur sont, en principe, neutralisées pour ne pas gonfler artificiellement le nombre de jours pris en compte. C’est l’un des piliers du calcul chômage arrêt maladie, car il évite une baisse injustifiée de votre allocation.
Ce mécanisme de neutralisation cohabite avec les règles d’ouverture des droits, la durée d’indemnisation et les éventuels différés. Autrement dit, deux personnes ayant eu un arrêt maladie peuvent percevoir des montants différents selon leurs salaires antérieurs, la durée de leurs contrats et les indemnités reçues à la rupture.
Qu’est-ce qu’un arrêt maladie ?
Un arrêt maladie est une suspension du contrat de travail prescrite par un médecin. Selon la situation, vous pouvez percevoir des indemnités journalières de la Sécurité sociale et, parfois, un complément de l’employeur. Pendant l’arrêt, vous n’êtes pas disponible pour travailler, donc pas indemnisé par Pôle emploi.
Au moment où l’arrêt se termine, deux cas classiques existent : soit vous retrouvez votre poste, soit votre contrat s’est achevé pendant l’arrêt (fin de CDD, rupture conventionnelle, licenciement). Dans ce second cas, vous vous inscrivez à Pôle emploi dès que vous êtes apte, pour enclencher le calcul chômage arrêt maladie.
Comment le salaire journalier est-il déterminé ?
Le SJR s’appuie sur vos rémunérations brutes soumises à contributions sur la période de référence. Les jours inclus dans le dénominateur comprennent les jours calendaires compris entre le premier et le dernier contrat de la période, avec neutralisation de certaines absences non rémunérées, dont la maladie. Cette approche vise à coller à votre niveau de salaire réel, sans effet de baisse artificielle lié à l’arrêt.
Une fois le SJR connu, l’ARE journalière est calculée à partir d’un pourcentage du SJR et d’une part fixe, avec un plancher et un plafond. En pratique, l’allocation journalière se situe entre 57 % et 75 % de votre SJR, selon le barème en vigueur. Cet encadrement limite les écarts et donne une base stable au calcul chômage arrêt maladie.
Les étapes du calcul des indemnités chômage

Le chemin est plus simple qu’il n’y paraît. Voici la logique suivie lors d’un calcul chômage arrêt maladie, de l’inscription à l’indemnisation effective.
- Inscription et disponibilité. Inscrivez-vous à Pôle emploi dès que vous êtes apte à reprendre un emploi. Si vous êtes toujours en arrêt, vos droits chômage ne démarrent pas.
- Pièces justificatives. Rassemblez attestation employeur, bulletins de salaire, notification d’indemnités journalières, décision de rupture. Des pièces claires accélèrent le calcul.
- Détermination du SJR. Pôle emploi additionne vos salaires bruts de la période de référence, neutralise les périodes d’arrêt non rémunérées, puis calcule le SJR.
- Application du barème ARE. L’allocation journalière découle de votre SJR, encadrée par le plancher à 57 % et le plafond à 75 % du SJR, plus une part fixe prévue par la réglementation.
- Délais et différés. Trois leviers s’appliquent au démarrage: le délai d’attente de 7 jours, un différé congés payés éventuel et un différé spécifique lié aux indemnités supra-légales.
Ce déroulé s’applique que vous ayez eu un arrêt court ou long. Le point de vigilance majeur reste la neutralisation des jours d’arrêt dans le calcul. Si vous constatez une baisse anormale du SJR, demandez une vérification, c’est un réflexe essentiel pour sécuriser votre calcul chômage arrêt maladie.
Conseil d’experte partagé par Léa T., juriste en droit social : “Plus vos justificatifs sont précis, plus il est simple de reconstituer correctement le SJR et d’écarter les jours d’arrêt non rémunérés. Évitez les écarts de paie inexpliqués.”
Droits et conditions liés à l’arrêt maladie
L’ouverture des droits au chômage n’est pas automatique : il faut avoir suffisamment travaillé sur la période de référence. Les arrêts maladie ne sont pas des périodes travaillées, mais certaines situations permettent d’allonger la période de recherche d’activité ou d’assimiler des périodes spécifiques. Le but est de ne pas exclure des personnes ayant été réellement actives avant leur arrêt.
Pour ouvrir des droits, la règle usuelle est d’avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures sur les 24 derniers mois (36 mois si 53 ans et plus). Le calcul chômage arrêt maladie s’appuie ensuite sur vos salaires. Si une partie de la période a été couverte par un arrêt non rémunéré par l’employeur, la neutralisation empêche de diluer votre SJR.
Si votre contrat prend fin pendant l’arrêt, vous ne pouvez pas percevoir l’ARE tant que vous n’êtes pas apte. Une fois l’aptitude retrouvée, l’inscription déclenche l’étude de vos droits. À l’inverse, si vous tombez malade pendant votre période de chômage indemnisée, l’ARE est suspendue et vous pouvez percevoir des indemnités journalières, avant une reprise de l’ARE à la fin de l’arrêt.
Impact de l’arrêt maladie sur les droits au chômage
L’arrêt maladie influence surtout le calendrier et la méthode de calcul. Il diffère rarement le droit lui-même si vous avez les heures nécessaires. Les incidences les plus fréquentes sont les suivantes :
- Calendrier d’indemnisation. Démarrage repoussé à la fin de l’arrêt et après application des différés éventuels.
- Montant. Le SJR est protégé par la neutralisation des périodes sans salaire, clé du calcul chômage arrêt maladie.
- Durée des droits. La durée dépend des jours travaillés sur la période de référence. Un arrêt n’entame pas votre compteur, mais ne l’augmente pas non plus.
Astuce pratique : conservez vos attestations d’indemnités journalières et tout échange avec l’employeur sur le maintien de salaire. Ces documents aident Pôle emploi à distinguer les jours rémunérés des jours non rémunérés, ce qui est décisif dans le calcul chômage arrêt maladie.
Questions fréquentes
Voici des réponses rapides aux questions qui reviennent souvent chez les personnes ayant connu un arrêt maladie avant le chômage.
- Puis-je m’inscrire à Pôle emploi pendant mon arrêt ? Oui, mais vous ne serez indemnisé qu’à partir de votre aptitude. L’inscription en amont permet de gagner du temps administratif.
- L’arrêt maladie réduit-il mon ARE ? En principe non, grâce à la neutralisation des jours d’arrêt non rémunérés dans le SJR. Demandez un réexamen si votre SJR paraît anormalement bas.
- Et si j’ai eu un maintien de salaire employeur ? Les sommes versées sont intégrées dans vos salaires bruts pris en compte, ce qui participe au SJR.
- Accident du travail, maternité, invalidité : est-ce différent ? Certaines situations bénéficient de protections renforcées. Le principe reste le même : éviter une baisse injustifiée du SJR.
- Quelles pièces fournir ? Attestations employeur, bulletins de salaire, relevés d’indemnités journalières, décision de rupture, RIB, pièce d’identité. Un dossier complet accélère le calcul chômage arrêt maladie.
Exemples concrets et études de cas
Rien ne vaut des cas pratiques pour comprendre le calcul chômage arrêt maladie. Ces scénarios illustrent la logique. Les montants restent indicatifs, car chaque dossier suit le barème et les données exactes du moment.
Cas 1 : CDD terminé pendant un arrêt de 2 mois. Salaires bruts sur la période de référence : 28 000 €. L’arrêt de 60 jours n’a pas été rémunéré par l’employeur. Lors du calcul, ces jours d’arrêt sont neutralisés dans le dénominateur du SJR, ce qui évite de l’écraser. Résultat : un SJR aligné sur vos périodes effectivement rémunérées. L’ARE journalière sera ensuite déterminée avec le barème, dans la fourchette 57 % – 75 % du SJR.