Vous préparez un voyage en Europe et vous entendez parler d’assurance Schengen à chaque étape. Rassurez-vous, ce n’est ni compliqué ni hors de prix, mais c’est essentiel pour entrer dans l’espace Schengen. Voici un guide clair pour comprendre ce que couvre cette assurance, comment la choisir, combien elle coûte et comment éviter les pièges qui font rater un visa. Objectif simple : voyager l’esprit tranquille.
💡 À retenir
- L’assurance doit couvrir au minimum 30 000 euros en frais médicaux
- Taux de refus des visas en cas d’absence d’assurance adéquate
- Études de cas sur des incidents survenus sans couverture
Qu’est-ce que l’assurance Schengen ?
L’assurance Schengen est une couverture médicale de voyage exigée pour toute entrée de courte durée dans les 27 pays de la Zone Schengen. Elle protège en cas d’accident ou de maladie imprévue pendant votre séjour et inclut obligatoirement la prise en charge et le rapatriement sanitaire.
La règle la plus connue est simple : le plafond médical doit être d’au moins 30 000 € et la couverture doit être valable sur l’ensemble de l’espace Schengen pendant toute la durée de votre séjour. Beaucoup d’assureurs proposent aussi l’assistance 24/7, l’avance de frais à l’hôpital et une attestation conforme en quelques minutes.
Définition et couverture
Concrètement, une assurance Schengen sérieuse inclut :
- Frais médicaux d’urgence et d’hospitalisation liés à un accident ou une maladie soudaine
- Rapatriement sanitaire vers le pays d’origine et retour d’un accompagnant
- Assistance 24/7 en plusieurs langues et prise en charge directe à l’hôpital
- Couverture sur tous les pays Schengen, pour toute la durée déclarée du voyage
Certains contrats ajoutent la responsabilité civile à l’étranger, l’assurance bagages ou une option sports. Utile, mais ces garanties restent complémentaires : le cœur de l’assurance schengen reste le médical et le rapatriement.
Pourquoi est-elle obligatoire ?
Les États membres appliquent le Code des visas européen. L’objectif est simple : éviter qu’un voyageur en difficulté médicale se retrouve sans solution de prise en charge, et protéger financièrement les systèmes de santé locaux. Les consulats vérifient donc votre attestation dès le dépôt du dossier.
Sans attestation conforme, la demande est jugée irrecevable. Dans les faits, le taux de refus grimpe à 100 % quand l’assurance manque ou n’est pas conforme. Même avec une assurance valide, elle doit couvrir toute la période demandée et tous les pays de l’itinéraire, jusqu’à la limite des 90 jours permis pour un court séjour.
Deux situations vécues illustrent l’intérêt de cette couverture. Sarah, 29 ans, glisse à Prague et subit une fracture du poignet : facture d’hôpital et d’imagerie autour de 2 300 €. Son assureur règle directement l’établissement, elle ne débourse rien. De son côté, Omar, 62 ans, fait une crise hypertensive en Italie : deux jours d’hospitalisation et rapatriement médical, coût estimé : 8 000–12 000 €. Sans assurance, ces frais lui auraient été entièrement facturés.
Conditions d’obtention du visa
Pour que votre dossier passe sans accroc, votre attestation d’assurance doit :
- Affirmer une couverture médicale d’au moins 30 000 € et le rapatriement sanitaire
- Être valable dans tous les pays Schengen et pour les dates exactes de séjour
- Être nominative, avec numéro de police, contacts d’assistance et signature de l’assureur
- Être fournie en anglais ou en français, et souvent disponible immédiatement en PDF
En cas de visa multi-entrées, l’attestation doit couvrir chaque entrée planifiée. Si votre voyage est reporté, demandez une attestation mise à jour avant le rendez-vous consulaire.
Comment choisir son assurance Schengen ?

Commencez par vos besoins réels : durée du voyage, âge, activités prévues, éventuelles maladies suivies, budget et pays visités. Vérifiez ensuite la clarté des exclusions, le niveau de franchise et la facilité d’obtenir une attestation conforme rapidement. Un bon réflexe : simuler un sinistre pour comprendre le parcours d’assistance de bout en bout.
Regardez les plafonds de garantie, la présence d’un réseau d’hôpitaux partenaires et la qualité du support. Précieux pour les non-francophones : une assistance 24/7 en français et en anglais. Si vous avez un suivi médical, confirmez la prise en charge des maladies préexistantes en cas d’urgence imprévue.
Exemples concrets : un étudiant en échanges choisira un contrat simple, sans options coûteuses. Une famille privilégiera la suppression de franchise et la couverture bagages. Un senior vérifiera les limites d’âge et les plafonds plus élevés. Un voyageur qui enchaîne les séjours préférera une formule annuelle multi-voyages.
Critères de sélection
Au moment de comparer, concentrez-vous sur :
- Plafond médical et prise en charge du rapatriement sanitaire
- Franchise par sinistre, exclusions sportives et pays non couverts
- Délai de délivrance de l’attestation et mentions exigées par les consulats
- Procédure de remboursement si le visa est refusé (frais d’annulation minimes)
- Service d’assistance éprouvé, numéro d’urgence accessible et avis clients cohérents
Gardez votre attestation au format papier et numérique. En cas de pépin, appelez d’abord l’assistance avant toute dépense importante afin d’activer l’accord de prise en charge.
Tarifs et options disponibles
Les prix varient selon l’âge, la durée et les options. Pour un voyageur de moins de 60 ans, comptez généralement 1,5 à 3,5 € par jour. Un séjour de 10 jours revient souvent entre 15 et 35 €. Les formules annuelles multi-voyages coûtent plus cher à l’achat, mais deviennent rentables si vous effectuez plusieurs séjours de 30 à 60 jours par voyage.
Les options les plus demandées : assurance bagages, responsabilité civile à l’étranger, couverture des sports “loisirs”, et parfois l’annulation de voyage. Utile de rappeler que l’annulation protège l’avant-départ, tandis que l’assurance schengen couvre surtout le médical pendant le séjour. Certaines offres premium suppriment la franchise et incluent des plafonds plus confortables, mais le prix grimpe. À vous de trancher si la sérénité d’une garantie sans franchise vaut le surcoût.
Exemple chiffré : Lina part 14 jours en Espagne et au Portugal avec une police à 2,2 € par jour. Coût total : 30,8 €. Elle ajoute l’option bagages à 9 € pour couvrir son ordinateur. Total : 39,8 €. Autre cas : Karim voyage 3 fois par an en Europe, 15 jours à chaque fois. Une formule annuelle multi-voyages à 120 € devient plus intéressante qu’acheter trois polices séparées.
Comparaison des offres
On distingue trois grands profils de fournisseurs : assureurs spécialisés, couvertures incluses avec certaines cartes bancaires haut de gamme, et contrats voyageurs proposés par des mutuelles. Les spécialisées sont souvent les plus simples pour les visas, avec attestations conformes immédiates. Les cartes bancaires peuvent suffire, mais vérifiez la conformité Schengen et la durée de séjour couverte. Les mutuelles ajoutent parfois une extension “étranger” utile, mais elles ne remplacent pas toujours la police exigée pour le visa.
- Assureurs spécialisés : attestation rapide, process d’assistance rôdé, options claires
- Cartes premium : économique si vous l’avez déjà, mais conditions à vérifier ligne par ligne
- Mutuelles/complémentaires : bonnes en renfort, parfois insuffisantes pour le visa
Avant d’acheter, demandez un modèle d’attestation. Elle doit mentionner la zone couverte, les dates, le plafond et le rapatriement. Sans ces mentions, le consulat peut refuser votre dossier.
Questions fréquentes sur l’assurance Schengen
Des doutes reviennent souvent au moment de finaliser le dossier. Voici des réponses rapides pour éviter les faux pas et sécuriser votre passage au consulat.
Important : l’assurance doit couvrir toutes les dates que vous déclarez. Si vous changez vos billets, pensez à faire rééditer l’attestation pour qu’elle colle aux nouvelles dates.